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Haïti, années 70. Des quinquagénaires américaines se retrouvent chaque année dans un hôtel de luxe pour se changer les idées. Elles sont riches, insouciantes et s’achètent les faveurs de quelques garçons sans le sou.

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Quelques femmes échouées sur une plage idyllique, un banc de sable immaculé. Vers le sud tourne d'abord en rond, presque en vase-clos, dans un gynécée hors du temps et des réalités. Quelques garçons imberbes se jettent à l’eau et sont invités à distraire les vacancières. Legba a 18 ans ; celles qui le courtisent, Ellen et Brenda ont l’âge de sa mère. Laurent Cantet plonge ses naufragés dans un paradis aphrodisiaque, loin des prisons glacées et des regards suspicieux de Ressources humaines et L’Emploi du temps. Loin des responsabilités, à l’abri de la misère sociale, à pas feutrés dans une chambre forte, quelques touristes esseulées réapprivoisent leur sexualité et revendiquent une insolente liberté. Mais la libido s’épuise, l’exotisme respire l’artifice. Brenda court après le grand amour, Ellen prétend s’amuser, Sue ne cherche qu’une épaule consolatrice. Legba, avare de ses mots, leur reste éternellement étranger. L’étrangeté ne vient pas du pays, des rendez-vous secrets ou de la luxure cache-misère, mais de l’incompréhension des deux partis. Le prologue de Vers le sud a clairement édicté les règles. Dans un aéroport, une mère fait don de sa fille à Albert le maître d’hôtel. Il lui refuse poliment son aide. Indifférents, les touristes en transit se tiennent à distance, derrière une vitre.

ALLERS - RETOURS

Le film obéit à cette partition. A droite, l'hôtel, son élitisme et ses après-midi de farniente, à gauche le marché grouillant, la foule asséchée, les chasses à l'homme et les accrochages. Les femmes jouent aux prédatrices, les adolescents pauvres se plient, par jeu, à leurs désirs. Laurent Cantet ne juge pas ses héroïnes, il vient à leur chevet, les pousse à se raconter. La parole est maladroite, le procédé un peu scolaire (les actrices livrent chacune un long monologue face caméra), mais le désir d’accompagner et d'entendre ces appels à l'aide noie tout manichéisme. Legba refuse la protection maternelle d'Ellen et lui ment à son tour, Brenda se livre toute entière, s'acclimate aisément aux moeurs du sud et choque son entourage. Comme pour Vincent, simple spectateur de L'Emploi du temps, relégué hors champ, le mensonge ne dure pas, la façade vertueuse et l’affabulation cèdent sous la pression du nombre. Les vacances d'Ellen (Charlotte Rampling, grande et solennelle) s'arrêtent au moment où elle prend conscience de son ignorance. Elle qui refuse d'aller en ville par paresse et par indifférence, réalise qu'elle n'est rien de plus qu'une étrangère, une intruse qui trône sur un royaume dérisoire. Cantet s'égare parfois, aime revenir sur ses pas, mais peint avec sensibilité les illusions et les rancœurs d'une petite communauté blessée.

par Danielle Chou
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